Dossier développement > l'animal, compagnon d'éveil  
 
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Gardien, le chien … pas seulement. Chasseur, le matou a d’autres atouts. Les animaux familiers, s’ils sont utiles, participent au développement de votre enfant ; à la fois confident et compagnon, ils le guident peu à peu sur la route de l’âge adulte.

Son rôle protecteur

Dans une structure familiale où les parents travaillent, l’animal réconforte d’une absence plus fréquente qu’auparavant. C’est un peu le doudou du premier âge, rassurant. Face aux interdits et à la frustration qu’engendrent les règles incontournables, l’enfant se console en sa présence et lui fait part de ces " injustices ". Par le geste de la caresse, l’enfant se calme et reçoit en retour l’attention qu’il croit avoir perdue de ses parents.

Son rôle socialisant

Entre l’enfant et son compagnon s’établit des codes de communication. L’animal, guidé par l’instinct, développe un comportement d’invitation, d’évitement ou de rejet auquel l’enfant doit réagir comme dans son environnement. Ces situations de complicité et de frustration vont se reproduirent à la crèche permettant à l’enfant d’y répondre plus facilement lorsqu’il a déjà rencontré l’objection ou l’engagement de son animal.

Son rôle d’autonomisation

La relation entre les deux partenaires évolue ; peu à peu l’enfant gagne de l’assurance et cherche à renverser sa position de " dominé " en " dominant " à l’instar de son rôle au sein de sa famille (le garçon cherche la place du père ; la fille, de la mère). Il prend de l’ascendant sur l’animal et s’approprie souvent le droit à son éducation, reproduisant les paroles et les gestes de ses parents à son égard. Le chat ou le chien devient en quelque sorte le bébé de l’enfant. Certains psychanalystes rapportent que des mères répugnent à offrir un animal, sous des prétextes fallacieux, par peur d’une " concurrence affective ", angoissée de se voir déposséder de l’exclusivité d’amour de leur enfant, ne voulant pas voir qu’au contraire l’enfant prend conscience des limites d’une relation fusionnelle et développe avec son chien ou son chat les capacités nécessaires à son autonomie.

Son rôle de stabilisateur

A l’adolescence, le maître devient pour l’animal un concurrent dans la hiérarchie jusque-là établie. Il montre davantage de signes d’agressivité et de rébellion. Le chien peut s’arroger le droit d’une garde rapprochée auprès de sa maîtresse. L’adolescent va s’imposer sans brutalité dans un rapport de fidélité en même temps que l’animal va lui permettre d’exprimer de manière détournée ses pulsions agressives contre ses parents. C’est vrai au sein de la famille mais aussi dans l’univers social. Bien des adolescents en perdition retrouvent des repères par l’entretien de leur animal (toilettage, nourrissage, éducation, …). C’est un facteur primordial de responsabilisation. Une manière aussi de s’affranchir des règles de pouvoir qu’ils ont du mal à tolérer, ou un moyen de s’opposer à des comportements abusifs qu’ils ne peuvent pas seuls désamorcer. L’adolescent a le sentiment d’être indispensable et trouve en échange une présence sur laquelle il peut à son tour se reposer.

 



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