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Votre enfant rencontre des difficultés dans ses apprentissages, vous trouvez qu’il articule mal ou qu’il est en retard dans son langage… N’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant qui vous prescrira un bilan orthophonique.
A tous les âges de la vie, la communication peut être perturbée et entraîner des difficultés (voire une impossibilité) d’insertion scolaire, culturelle, professionnelle ou sociale. Si la dyslexie et le bégaiement sont les troubles les plus souvent rencontrés, il existe d’autres problèmes liés à l’écriture ou à l’élocution, tels que la dysgraphie ou la dysorthographie. Mais quelle que soit la nature de ces troubles, il convient de les repérer le plus tôt possible et l’entourage (parents, médecins, enseignants) a ici un rôle primordial. Alors en cas de doute, consultez !
A qui s’adresser ?
L’orthophoniste est le professionnel de santé qui s’occupe de la prévention, de l’évaluation et du traitement des troubles du langage et de la communication, aussi bien orale qu’écrite. Les stratégies rééducatives qu’il met en place découlent directement du diagnostic établi après un bilan approfondi.
Le bilan orthophonique : en quoi consiste t-il ?
Le bilan orthophonique évalue avec précision les capacités et les déficits communicationnels du patient. Il prend en compte à la fois l’aspect expressif (phonologie, vocabulaire, morphosyntaxe et récit), l’aspect réceptif (perception et compréhension) et l’aspect pragmatique (emploi du langage dans les interactions sociales et familiales) de la communication.
Cet examen est préalable à toute rééducation.
Qui peut être concerné ?
- Tout enfant dont les parents ou le milieu scolaire, social ou médical s’inquiètent.
- Tout enfant dont l’évolution du langage oral ou écrit paraît difficile.
- Tout enfant dont le handicap (trisomie, surdité, IMC…) perturbe l’installation ou le développement du langage.
- Tout enfant ou adolescent nécessitant une rééducation complémentaire à un suivi orthodontique (malposition dentaire, problèmes de déglutition).
- Tout adolescent ou adulte perturbé dans sa communication (orale ou écrite) : troubles de la voix, séquelles de troubles antérieurs, accident (AVC), traumatisme, suites opératoires…
Des dents mal alignées, une mâchoire inférieure en avant ou en retrait par rapport à la mâchoire supérieure… Au-delà de l’aspect esthétique, ces déséquilibres peuvent entraîner de réels problèmes de santé. Un bilan chez un orthodontiste est donc vivement conseillé.
L’orthodontie est une méthode pour réaligner les dents et les mâchoires afin d’en améliorer l’apparence et le fonctionnement. Le principe consiste à amener les dents à la position voulue, en exerçant sur elles une légère pression pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, à l’aide d’appareils spécifiques (attelles, gouttière, bagues…)
Le traitement
Il peut intervenir pour corriger :
- les dents qui se chevauchent
- les dents qui ne sont pas alignées
- trop d’espace entre les dents
- les conséquences de dents en surnombre ou manquantes
- une mâchoire en avant ou en retrait…
Outre l’aspect esthétique, il est important de traiter ces déséquilibres, car ils peuvent être source de problèmes : les dents mal positionnées causent notamment des problèmes d’articulation, rendant difficile la mastication de certains aliments et une usure prématurée des dents. Les dents qui se chevauchent, difficiles à brosser, peuvent favoriser l’apparition de caries ; celles en position avancée peuvent s’ébrécher ou se casser facilement.
A quel âge ?
- Pour les « dents de lapin » (incisives supérieures en avant), souvent liées à la succion du pouce : on consulte généralement entre 7 et 11 ans. Même si cette déformation se corrige souvent d’elle-même, il est préférable de la traiter rapidement par un appareillage léger.
- Pour un mauvais positionnement des mâchoires : l’âge idéal semble être 8-9 ans. Les appareils en résine, portés généralement la nuit, associés à des casques, permettent de corriger la position des maxillaires.
- Pour une mâchoire trop petite qui occasionnera des dents trop serrées ou se chevauchant, il est nécessaire d’extraire certaines dents définitives vers 11 ou 12 ans seulement.
- Pour corriger des anomalies de position des dents : vers 11 ou 12 ans également, lorsque la denture définitive est en place, on pose des appareils multi-attaches ou « bagues » sur les dents. Chaque cas correspond à un type de traitement, relativement coûteux. Si vous le pouvez, mieux vaut prévoir une mutuelle complémentaire.
Quelle prise en charge ?
Si une rééducation s’avère nécessaire, l’orthophoniste établira un dossier de prise en charge par la CPS pour que vous soyez remboursés.
Le nombre de séances varie en fonction de la gravité des troubles. Mais bien souvent, quelques séances suffisent à rétablir l’ordre normal des choses.
Bon à savoir
Les professionnels de santé insistent sur l’importance d’une intervention précoce afin d’éviter les situations d’échec scolaire. C’est pourquoi le dépistage est essentiel. Les médecins du Centre de la Mère et de l’Enfant le font systématiquement chaque année dans les écoles maternelles et primaires.
Les enfants Dysléxiques... des enfants différents.
Une définition précise
La dyslexie est un trouble du langage écrit. Un enfant dyslexique a des difficultés spécifiques et persistantes dans l'apprentissage de la lecture et, la plupart du temps, de l'orthographe. L'enfant ne souffre cependant d'aucun déficit auditif ou visuel; mais il est incapable d'acquérir les automatismes nécessaires à l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et quelquefois de l'expression orale.
La dyslexie est une affaire de «lettres»: la difficulté commence dès que l'enfant se trouve en leur présence alors qu'il peut avoir une expression orale normale.
A la lecture, il confond certaines lettres de formes voisines ou proches phonétiquement: m, n, u, p, b, d, q, g, s, ch, etc. Il peut aussi inverser l'ordre des lettres, de certaines syllabes, de certains mots. Il peut omettre certains sons: "fil" est lu "il", "bar" est lu "ba", "parapluie" devient "parapuie"... Il en ajoute d'autres: "poltron" est lu "polteron", "escapade" est lu "cascapade" etc...
Ces confusions ne sont pas systématiques et, selon les moments, l'enfant peut lire correctement ou substituer une lettre à une autre lettre.
Localement, dépistage à l'école
Sur le fenua, la médecine scolaire fait passer des visites de contrôle aux enfants dès leur entrée en maternelle, et ensuite tous les ans jusqu'au CE1. Ces visites, menées avec la participation active des enseignants, permettent un dépistage efficace et une prise en charge rapide des troubles d'apprentissage dont fait partie la dyslexie.
Un cerveau différent
Un dyslexique n'a presque pas ou a beaucoup moins d'automatismes qu'un autre enfant. Il sera dans l'incapacité totale d'associer automatiquement les syllabes aux sons. S'il n'y a pas un raisonnement logique qui peut l'aider, l'enfant dyslexique sera incapable de retrouver l'information dans son cerveau. Il passe donc beaucoup de temps à réfléchir pour tout.
Longtemps, on a pensé que la dyslexie avait une origine psychologique, on a même culpabilisé les mères. Cette hypothèse est de nos jours totalement écartée, car l'avancée des techniques scientifiques a permis de mettre en évidence des différences en ce qui concerne l'organisation cellulaire du cerveau des dyslexiques.
Dépister avant l'échec scolaire
Les réactions de repli sur soi et parfois d'agressivité présentes chez les enfants dyslexiques sont souvent une conséquence du mal être, et du manque de confiance, que ressentent ces enfants face à leur difficulté. Le dépistage trop souvent tardif de la dyslexie favorise ces comportements.
Au cours des premières années de vie, l'installation du langage est souvent retardée chez ces enfants, mais c'est en fin de CP ou au début du CE1 que le dépistage est le plus sûr. Attention, tout enfant, à ses débuts en lecture, peut présenter des symptômes apparents de dyslexie et faire des inversions, ces difficultés normales ne deviennent pathologiques que lorsqu'elles persistent. Par ailleurs, les problèmes de lecture ou d'expression peuvent avoir des origines diverses, il existe en effet d'autres troubles que la dyslexie.
Les méthodes de rééducation
Actuellement, un enfant qui naît dyslexique le reste toute sa vie. Il n'existe pas de traitement ou de méthode qui permette de faire disparaître ce trouble. Selon le degré de dyslexie dont l'enfant souffre, une rééducation particulière et adaptée, dispensée par un orthophoniste, lui permettra de plus ou moins contourner et compenser ce problème.
La dyslexie peut être plus ou moins prononcée et avoir des formes différentes. Chaque dyslexique a ses particularités et doit être considéré individuellement.
Les principes de rééducation sont nombreux, mais il n'existe pas de méthode type, chacune doit être adaptée à chaque cas. Les séances de rééducation proposées permettent d'activer de nouveaux circuits mentaux. Pendant celles-ci, l'enfant travaille intensément sur tous ses automatismes déficients en manipulant des sons et des syllabes.
Il est important de toujours encourager l'enfant dyslexique et de l'aider à trouver les domaines dans lesquels il excelle, pour préserver sa confiance en lui.
Des dyslexiques bien célèbres
Voici quelques personnages bien célèbres qui étaient dyslexiques: Einstein, Rodin, Edison, Andersen et Léonard de Vinci… L'existence de ces personnages hors du commun confirme l'idée que les dyslexiques ne sont atteints d'aucune déficience mentale; ils ont juste un mode de fonctionnement différent de la majorité d'entre nous.
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