Etat des lieux des droits de l’enfant
en Polynésie française
• Dans le cadre de la CIDE, chaque Etat signataire doit présenter un
rapport périodique concernant l’application de la Convention dans leur
pays. La Polynésie française a souhaité réaliser, au niveau local, un
rapport qui viendra compléter celui de la France.
=> Pour faciliter les comparaisons internationales, les indicateurs retenus ont
été ceux proposés par le comité des droits de l’enfant ONU. A partir des
103 indicateurs ONU, construction des résultats polynésiens
• Objectifs attendus :
• Connaître et renforcer l’analyse de la situation des enfants en PF,
• Influencer les prises de décision au niveau national,
• Favoriser l’élaboration de stratégies et d’interventions au niveau des
organisations internationales.
• 52% des indicateurs renseignés à ce jour.
• Analyse premier trimestre 2010 pour diffusion mi-2010.
Etude de perception des droits de l’enfant
• Dresser un état des lieux de l’opinion de la population polynésienne
concernant les droits des enfants en Polynésie française
• par les adultes,
• par les parents,
• par les ‘juniors’ (15 ans et plus).
• Évaluer ainsi la connaissance et les attentes de la population pour
orienter une stratégie de communication et développer la mobilisation
sociale des droits de l’enfant.
• Comparer les résultats obtenus avec ceux de la métropole.
• Échantillon défini de 1000 individus représentatifs de la population des
15 ans et plus résidant en Polynésie française (dernier recensement
ISPF)
• Lancement de l’étude effectuée le 17 novembre dernier. Analyse en
cours.
Parrainage et mobilisation d’un quartier
sur les droits et les devoirs de l’enfant
Projet pilote : Nahoata, Pirae
• 8 rencontres/échanges rassemblant les partenaires et les familles du lotissement
ont été réalisés depuis le mois d’août dernier en faveur de la promotion des droits
et devoirs des enfants.
• Thèmes abordés :
• les responsabilités parentales face à la loi,
• la vie quotidienne : développement de la personne, étapes importantes de la vie, de la
naissance à la mort,
• le fonctionnement de l’école,
• le fonctionnement du centre des jeunes adolescents (CJA) de Nahoata, formation,
orientations,
• l’intervention de la CPS : prestations, aides, information sur les services,…
• Cette action répondait à plusieurs objectifs :
• Sensibiliser les familles du quartier sur le respect des droits et devoirs de l’enfant par les
parents et les enfants,
• Renforcer et valoriser les liens Parents-Enfants,
• Créer un partenariat actif dans le quartier sur la promotion des droits de l’enfant,
• Célébrer le 20ème anniversaire de la convention des droits de l’enfant dans le quartier.
• Actions à venir
• Un forum jeunes le 10 novembre prochain sur le thème «
pré vention des conduites
addictives
et suicidaires chez les adolescents pour une adolescence é panouie»,
• Une rencontre avec la maison de l’insertion et de l’emploi de Pirae ,
• Une présentation du Fare Tama Hau et notamment de la maison de l’adolescent,
• Des actions de l’association Tamarii Nahoata au salon de noël du 16 au 24 décembre,…
Groupe de parole des parents
« Parentalité et droits de l’enfant »
• Informer, échanger, dialoguer avec des parents ou futurs parents sur les
droits de l’enfant. Comment les comprennent-ils dans leur vécu au
quotidien avec leurs enfants ?
• Rencontres prévues dans la plupart des communes de Tahiti et dans les îles,
et ce jusqu’au mois de juin 2010.
• 1ère rencontre a eu lieu le 20 octobre dernier à Punaauia. 1 RDV mensuel prévu.
Calendrier à venir
• Faire réfléchir sur les droits et les devoirs de l’enfant et des parents.
• Moyens d’échanges entre les circonscriptions d’action sociale et les
familles pour mieux cerner leurs difficultés, apporter les informations et
les accompagner selon leurs besoins.
• Complément du travail mené par les travailleurs sociaux au quotidien sur
le terrain qui vise à promouvoir la cohésion sociale et à lutter contre
l’exclusion par la définition d’actions de solidarité et le déploiement
d’aides en faveur de personnes ou de groupes de personnes en situation
de vulnérabilité.
Tournée de la mascotte des droits de l’enfant
dans les communes de Tahiti
Hymne polynésienne des droits de l’enfant
« A tu i to rima »
• Création d’un chant par un artiste polynésien, dédié au 20ème anniversaire
des droits de l’enfant. Composition confiée à Lorenzo Schmidt.
• Interprétation largement diffusée tout au long des actions menées en
2009-2010, apprise et chantée dans tous les archipels et les établissements
scolaires. Le chant sera repris lors de la journée mondiale de l’enfance le
vendredi 20 novembre à Toa’ta.
• Réalisation d’un single enregistré par la voix talentueuse de Lorenzo et
celles d’un choeur d’enfants de l’école Tuterai Tane qui lui donne la réplique
et s’y associent pour un refrain à deux voix. Transition parlée entre les deux
parties du chant assurée par Sem Manutahi, spécialiste du ’orero des
Grands Ballets de Tahiti.
• Vente du CD (1.000F) au profit de l’association des Enfants du Fenua.
Toutes les recettes de la vente des CD seront reversées à l’association en
faveur d’enfants défavorisés.
Ecouter un extrait :
Hymne polynésienne des droits de l’enfant
« A tu i to rima » Lorenzo SCHMIDT – Sem MANUTAHI
Avons-nous le droit
De priver nos bras
Du bonheur de porter
Un enfant contre son coeur
Avons-nous le droit
De baisser les bras
De ne penser qu’à soi
De bafouer les lois
Que serait la vie sans ses merveilles
Une nuit sans fin, un long sommeil
Que serait ma joie si tu n’en as pas le droit ?
Partageons nos joies nous avons ce droit
Donnons-nous la main
Aujourd’hui et demain
Donnons-nous le droit d’aimer en humains
Te ti'ara'a mana o te tama
Nō te arata'i ia ’oe i roto i tō 'oe orara'a
Nō te pāruru ia ’oe i te mau mahana ato'a o tā ’oe e ora ra
Te ti'ara'a mana o te tama
E arata'i 'oia ia ’oe
Mai tō ’oe ’aru'arura'a
E tae roa atu i te taime e pa'ari mai ai ’oe
Piti ’ahuru matahiti i teie nei
Tē paruru ra te ti'ara'a mana ia ’oe
E te tama hau
E te mau hoa
Tō te ao ato’a
Eiaha e tia’i i te mahana o tō tātou hōpe’ara'a
Nō te 'ōpere i te hau e te here
Nō te tama
A tū i tō rima
Ia vai te tama 'ei tama
A tū i tō 'ā’au mo’a
Nō te tama
Donnons-nous la main
Aujourd’hui et demain
Donnons-nous le droit d’aimer en humains
E te mau hoa
Tō te ao ato’a
'Ōpere i te here
Nō te tama
« La parole de l'enfant victime face à la justice pénale »
Colloque les mardi 17 et mercredi 18 novembre 2009
Hôtel Le Méridien - Tahiti
Sur proposition de la vice-présidente du tribunal pour enfant du TPI de Papeete, et dans le cadre des actions droits de l'enfant sur l'année 2009-2010, il est organisé les 17 et 18 novembre prochains un colloque sur le thème " la parole de l'enfant victime face à la justice pénale " ; travail de partenariat avec le ministère de la solidarité, de l'habitat et de la famille, la délégation à la famille et à la condition féminine, le tribunal pour enfants et le Contrat Urbain de Cohésion Sociale.
Depuis plusieurs années, les signalements d'enfants victimes ont fortement augmenté : de 1997 à 2007, ils sont passés de 344 à 690 signalements. Les actes de viols ou d'agressions sexuelles sur mineurs représentaient 12% des signalements en 1997 contre 7% en 2007. Entre 2007 et 2008, le nombre de signalements a augmenté de 21%. Les plaintes recueillies font état des souffrances endurées par les enfants, le plus souvent dans la sphère familiale mais également dans un cadre institutionnel.
Ainsi, l'enfant victime est conduit à évoquer les faits subis devant nombre de professionnels : à l'école, auprès des travailleurs sociaux, devant les enquêteurs, les magistrats, les experts, les médecins.
Des dispositifs de protection (loi du 17 juin 1998) ont été mis en place pour recueillir sa plainte par des professionnels qualifiés, le soutenir et, le représenter dans le cadre de la procédure pénale au cours de laquelle il va être confronté aux membres de sa famille qui l'ont agressé.
La CIDE fait obligation aux Etats membres d'entendre l'enfant dans toute procédure judiciaire qui le concerne. La procédure pénale est ainsi confrontée à la recherche de la vérité des faits pour lesquels des investigations sont diligentées, notamment dans le cadre de l'instruction.
Qu'en est-il aujourd'hui des modes d'audition de l'enfant ? Comment éviter la répétition de la parole ? Comment concilier la parole de l'enfant et les investigations en cours ? Comment la protection de l'enfant est-elle assurée lorsque les faits ont eut lieu dans la sphère familiale ?