HISTORIQUE SUR LA CONVENTION INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT |
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Pour arriver au 20 novembre 1989, un chemin long et difficileEn 1945, la charte des Nations Unies avait invité les nations à défendre et à promouvoir le respect des droits et des libertés fondamentales pour tous. 193 pays parties à la convention, 2 manquent à l’appel : les Etats Unis et la SomalieL'approbation des États membres de l'ONU a été obtenue lorsque l'assemblée générale a adopté à l'unanimité le texte de la convention relative aux droits de l'enfant le 20 novembre 1989. Réserves françaises à la conventionLa France a émis des réserves au regard de l'article 30 de la convention qui porte sur le droit des enfants des minorités linguistiques et culturelles : « Dans les États où il existe des minorités [...] linguistiques [...], un enfant [...] appartenant à une de ces minorités ne peut être privé du droit d'avoir sa propre vie culturelle, [...] d'employer sa propre langue en commun avec les autres membres de son groupe ». Elle considère notamment qu'il n'existe pas de minorités sur son territoire et annule cet article en totalité sur le territoire de la République française. Le conseil économique et social des Nations unies a, en 2008, « recommandé » à la France de retirer cette réserve. Protocoles facultatifsEn mai 2000, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté deux protocoles facultatifs : La convention relative aux droits de l'enfant est le premier instrument juridique international ayant force obligatoire qui énonce toute la panoplie des droits de l'Homme civils, culturels, économiques, politiques et sociaux.En 1989, les dirigeants mondiaux ont décidé que les enfants devaient avoir une convention spéciale juste pour eux, car les moins de 18 ans ont souvent besoin d'une protection et d'une assistance spéciales. C'était aussi un moyen de s'assurer que le monde reconnaissait que les enfants, eux aussi, avaient des droits.Des droits fondamentaux reconnusDans 54 articles et deux protocoles facultatifs, la convention énonce les droits fondamentaux qui sont ceux de tous les enfants du monde : le droit à la survie, le droit de se développer dans toute la mesure du possible, le droit d'être protégé contre les influences nocives, les mauvais traitements et l'exploitation et de participer à part entière à la vie familiale, culturelle et sociale. Les quatre principes fondamentaux de la convention sont la non-discrimination, la priorité donnée à l'intérêt supérieur de l'enfant, le droit de vivre, de survivre et de se développer ; et le respect des opinions de l'enfant. Tous les droits reconnus dans la convention sont inhérents à la dignité humaine et au développement harmonieux de chaque enfant. La convention protège les droits des enfants en fixant des normes en matière de soins de santé, d'éducation et de services juridiques, civils et sociaux. En acceptant d'honorer les obligations stipulées dans cette convention, les gouvernements se sont engagés à défendre et à garantir les droits des enfants, ainsi qu'à répondre de ces engagements devant la communauté internationale. Les États parties à la convention sont tenus de concevoir et de mettre en oeuvre des mesures et des politiques qui tiennent compte de l'intérêt supérieur de l'enfant. Journée universelle des droits de l'enfantEn 2002, l'ONU inscrit le 20 novembre au calendrier des manifestations internationales comme Journée Mondiale de l'Enfance.
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